Anne-Marie's profileLes mémoires d'une fille...PhotosBlogListsMore Tools Help
    August 12

    Au risque d'avoir l'air cynique....

    Alors, y paraît qu'on vient de l'échapper belle...
     
    Qu'un complot terroriste a failli noius faire basculer dans une terreur encore pire que le 11 septembre ?
     
    Que voilà un complot qui tombe à pic, pour les gouvernements associés à l'OTAN qui sont de plus en plus critiqués pour leur appui au gouvernement israëlien dans la crise au Liban. À croire que les têtes pensantes d'El Quaida fonctionnent main dans  la main avec les relations publiques du pentagone.
     
    Non pas que je doute qu'il y ait eu tentative de complot. Mais un complot de cette ampleur découvert une semaine environ avant sa mise en oeuvre?  Avec des terroristes, transportant leurs bombes dans des bagages à main ?
     
    J'ai de la difficulté à ne pas penser  qu'on n'est pas en train d'essayer de nous faire passer un couleuvre pour un boa.
     
    Mais pour ce que j'en dis hé !
    June 28

    Tout recommencer

     
     
    Je sais. Enfin non, je ne sais plus vraiment par quel bout le prendre ce blogue. Comme vous j'imagine, un tas d''idées et de pensées se bousculent dans ma tête sans que je sois vraiment sûre que ce soit les miennes.
     
    Alors, j'essaie de faire du ménage. J'avance dans la poussière parce qu'il y a certaines de ces idées qui ne sont pas très récentes et que je n'ai pas réexaminées depuis longtemps.
     
    Celle-là d'ailleurs, est-ce que je ne l'ai pas empruntée à quelqu'un et oubliée comme un vieux livre qu'on a oublié de rendre ?
     
    Et puis c'est encombré ! Il faut dire que je suis une collectionneuse impénitente et je ne jette rien. Les idées les plus anciennes ne me sont pas les moins précieuses. Il faut dire que certaines d'entre elles ont quelques milliers d'années. D'ailleurs au moment où j'écris ces lignes, je me promène dans celles de la Rome antique.
     
    J'écris "pensées", mais je ne connais pas les penseurs de cette époque. Tel que je peux le voir en ce moment, le sujet prête plus à une réflexion sur la politique. Et quand on parle de politique, il y a plus d'idéologie que d'idées. Et pourtant....
     
    L'histoire de Rome en tant que République soulève un questionnement sur l'humain qui est encore très actuel.
     
    Et en parlant de Rome comme ça, il me vient par association d'idées la notion de forum sur internet. On pourrait remonter aux grecs et parler d'agoras. J'aime bien les forums. Il s'y véhicule parfois plus de préjugés que de réflexions mais enfin généralement les gens qui y participent font un effort.
     
    Ce qui m'amène à deux sites intéressants, qui font eux même des liens sur beaucoup d'autres sites intéressants.
     
    D'abord  L'indépendance du Québec qui est un site forum. Les concepteurs du site ont fait un magnifique travail de recherche à ce sujet et c'est également un site forum. Donc un espace publique où les gens discutent entre eux de l'actualité au Québec.
     
    Je vous annonce donc, la création d'une liste de forums sur ce blogue dont l'indépendance du Québec sera le premier inscrit.
     
    Mais évidemment, je tiens à souligner l'existence d'un site merveilleusement vivant, peuplé d'internautes allumés, j'ai nommé la Tribu du verbe. Je ne saurais trop vous suggérer de l'installer parmi vos favoris et d'utiliser les incroyables ressources d'informations de ses hyperliens.
     
    Bon, bien... Comme le disait un viel ami, sur ce je me tais....
     
    Amitiés
     
    Anne-Marie
    April 12

    Enfermez-le quelqu"un

    J'ai peine à croire les nouvelles que ke reçois du monde ces jours çi.
     
    Elle concernent toutes Georges Bush. La première  me semble tellement extravagante que je peine à y voir autre chose qu'une légende urbaine.  On me dit qu'il aurait décidé de frappes nucléairs  limitées contre l'Iran.
    C'est l'oncle "un fameux bricoleur" de Boris Vian qui doit se retourner dans sa tombe.
     
     
     J'ai donc fait à ce sujet quelques recherches sur internet et je n'ai vu aucun article qu' on pourrait qualifier de première main qui tendrait à confirmer cette rumeur. Il y est, certe, question de sanctions économiques, de mouvements de troupes, voire même (et ça c'est pas vraiment beaucoup plus fort)  le bombardement de site de recherches nucléaires et de mines d'uranium...
     
    Hypothèse en soi, extrêmenet curieuse; en fait  je suis extêmement surprise d'apprendre qu'il puisse y avoir des mines d'uranium en Iran, mais bon... Puisque vous le dites....
     
    Mais nul doute, que si cette rumeur s'avérait être fondé, c'est que George W. est définitivement bon à enfermer.
     
    Mais en fait, le contrat de collaboration au développement de l'énergie atomique que le gouvernement américain a  signé avec l'inde (qui lui semble beaucoup plus avéré dans les articles que j'ai lus me semble déjà suffisant pour justifer un internement.
     
    En fait, même si je déteste l'idée que les armes atomiques soient toutes du même bord, je trouve périlleux de multiplier le nombre de pays qui en possèdent. Fut-ce sous la commission de surveillance de l'énergie atomique.
     
    D'autant plus que l'Inde demeure une démocratie fragile et on ne sait jamais quand cette mesure prise pour consolider le pouvoir en place, face à une montée de l'intégrisme musulman ne va pas leur sauter en pleine face.
     
    Mais je crois que ce qui permet à la première rumeur, citée plus haut,  de proliférer, c'est qu'on ne peut s'empêcher de penser qu'on a affaire a un preacher en plein délire mystique. Mais ce n'est pas de délire mystique dont il est question, mais d'intérêt économique. Et la famille Bush a très intimement parti lié avec l'Arabie Saoudite et le Koweit et je doute que ses alliés autorisent celui-ci à aller contaminer des régions,fut-ce avec des frappes limitées,  aussi proche de leurs terrain de jeu.
     
    Bref, parmi mes problèmes de santé mentale, ne figure pas en première place la paranoïa.
     
    Bon, pour les mécontents, je sais que ce blogue est censé parler de mes mémoires, mais pour le moment, j'ai la mémoire un peu courte.
     
    Amicalement
     
    Anne-marie Gélinas
     
     
    December 03

    Un mélo italien

    Peut-être que l'expression n'est pas familière à tout le monde. J'ai quand même un certain âge. Quand j'étais plus jeune, le mélo italien était un genre cinématographique (genre extra-Kleenex... Non, je ne parle pas de films érotiques !) Il s'agissait généralement d' une fille-mère (la version honteuse des mères célibataires) ou d'un enfant abandonné; lequel n'était pas toujours réellement orphelin, en fait des gens dans des situations vulnérables en butte aux avanies les plus sordides de l'existence. C'était aussi un sujet de franche rigolade pour les gens habitués à une forme de culture plus développée.
     
    Ben voilà. ainsi commence le drame tragi-comique de ma vie. Je suis née dans un mélo italien. Serais-je venue au monde quelques années plus tard, j'aurais pu naître dans un western spaghetti et rejoindre ainsi le grand art, mais on fait avec les moyens qu'on a...
     
    On dit parfois que le ridicule tue. Bon, tout le monde sait que ce n'est pas vrai sinon vous voyez d'ici l'hécatombe... Mais enfin, le ridicule me tue. Alors, considérez que je suis morte depuis bien longtemps. Non, je ne suis quand même pas mère célibataire. Il faut quand même pas pousser mémé dans les orties. Il faut quand même que ça s'arrête quelque part.
     
    Je me sens pire qu'issue d'un mélo italien. J'ai l'impression d'être à moi seule le condensé du genre cinématographique qui me déplaît le plus; histoires vécues. Sauf que moi, j'ai l'impression que je gagne jamais à la fin. Ma vie aurait besoin d'une meilleure scénariste que moi de toute évidence.
     
    Alors, je sais pas, je pourrais essayer de recréer ma vie comme une oeuvre de ficition,
     
    Alors, on va dire qu'à trois ans, je savais lire et écrire. Que j'ai passé mon doctorat en mathématique à six ans à la grande fierté de mes parents. D'autant plus que pendant mes études, j'écrivais deux ou trois symphonies à temps perdu. À huit ans, lasse des bla-bla de la vie universitaire et n'ayant rien à raconter aux autres élèves qui manquaient trop de réflexions et de maturité, j'ai sauté dans un train vers l'ouest ou pour me délasser, je suis devenue championne mondiale de rodéo.
     
    Lors d'un festival, j'ai eu l'occasion d'être présenté à un vieux chanteur qui avait l'âge d'être mon grand-père (un certain Willie Neilson) et pour lui donner un break, je me suis mise à écrire quelques chansons pour lui. Cela lui a assez réussi, je crois.
     
    J'ai bien failli faire un détournement de majeur sur un certain Robert Zimmerman mais il a pris peur quand sa blonde Joan (qui était affreusement jalouse) a menacé de lui mettre la police au cul. Dommage Bob ! Mais il te reste la chanson que j'ai écrite pour toi (me and Bobby McGee). Il y a toujours du bon à garder un certain anonymat.
     
    À 18 ans, j'ai failli gagner le concours de Miss Univers mais une rivale a cafté que je n'étais plus vierge !
     
    Et c'est ainsi qu'a commencé la débâcle. J'ai été engagée par une maison de publicité pour écrire des jingles. Je vous raconte pas l'argent qui s'est mis à me tomber dessus, d'autant plus que j'ai organisé toute l'opération de marketing autour de Jean-Paul II. Je crois que dans ce domaine, j'ai fait un assez beau travail.
     
    Je suis parite pour les Indes où j'ai appris à me décorporer, à léviter, à faire de la projection astrale et là. j'ai eu l'idée de faire une blague à un certain Claude Volhiron en faisant pour l'incarnation de Boudha, Mohammed et Jésus-Christ déguisé en O.V.N.I. Depuis il a viré sur le top et se fait appeler Raël... Et le pire, c'est que je suis séquestrée contre ma volonté à U.F.O. land où j'ai réussi à échapper à l'attention d'une de mes gardiennes pour écrire cette chronique.
     
    Au secours ! Venez à mon aide ! On fait toutes sortes de tests sur moi en ce moment en vue de me cloner....
     
    Au secnilm..j
    August 15

    L'amour à mur

    J'arrive de chez mme Janie et sur une de ces textes, elle semblait s'interroger sur l'amour. Qiuestion à mille réponses qui suscintent milles autres questions, n'est-ce pas ?
     
    Je sais que de nos jours, il y a beaucoup de personnes qui "travaillent" leur dépendance affective. Je me rappelle la première fois qu'on a tenté de m'expliquer le concept. J'étais dans un centre de thérapie pour femmes en difficulté. Et je me souviens d'avoir pensé que ce qu'on nous demandait était d'entrer en conflit avec la culture occidentale de l'amour dans son fondement. Parce que vous savez les figure emblématiques de l'amour en occident sont indissolublement liés à la mort. Les deux principaux récits amoureux en occident sont Tristant et Iseult et Roméo et Juliette et on peut pas dire que ça finit particultièrement bien.
     
    Les grandes chansons d'amour ressenblent à Ne me quittes pas (Laisse-moi devenir l'ombre de ton ombre), N'importe quoi (On pourrait presque dire n'importe qui), I can't live wiithout you anynore et tutti quanti.
     
    Et pour me citer moi-même ; Je sais bien qu'on en meurt pas mais ça me tue chaque fois.
     
    Je sais que j'ai été amoureuse au moins une fois dans ma vie. Il n'en demeure pas moins que je ne peux pas vivre avec cette personne... Et j'ai cru être amoureuse un nombre incalculable de fois. J'ai attendu mon premier amant (Pas chastement quand même! ) pendant vingt ans et quand je l'ai retrouvé je me suis aperçue que je l'avais entièrement imaginé.
     
    Mon histoire d'amour la plus stable, je la vis avec une personne à qui je n'adresse presque jamais la parole. Je me suis rendu compte que le pauvre ne pourrait jamais être conforme avec l'être que j'ai imaginé depuis tant d'années. Mais c'est pas grave. La personne avec qui je vis dans mes rêves et moi avons réussi à surmonter les  écueils du quotidien et on peut dire que notre relation va son petit bonhomme de chemin. Je crois bien que moi et mon amoureux imaginaire allons vieillir ensemble.
     
    Évidemment, étant donné la nature de nos relations, il est évident que mon amoureux ne peux exiger de moi l'exclusivité. (Lui n'a pas le choix, il n'existe que dans mes rêves et je ne vais quand même pas lui laisser faire ça. Non, mais...!)
     
    Alors, je me suis laissé mourir d'amour pendant un an pour un viking qui avait traversé le temps pour me retrouver. Mais comme il ne s'en souvenait pas ça a fini par être frustrant, alors je lui ai laissé ce message sur son répondeur; Écoute tes os sont enterrés depuiis au moins douze siècles, alors je crois que finalement, on va les laisser reposer en paix. Ceci étant dit, je ne suis  pas sûre que mon message a été clairement compris.
     
    En ce moment, je vis une belle histoire d'amour avec Antoine qui est on ne peut plus vivant. Mais  grande déesse,qu'il est loin ! Voilà bien quatre mois que je ne l'ai pas vu. Il  devrait être de retour d'ici quelques semaines mais moi je ne me peux plus.
     
    Ce que j'aime de lui, c'est justement sa réalité. Il a une façon d'exister qui est on ne peut plus prenante. J'aime sa façon d'observer, de regarder le monde. Son sens de l'humour caché derrière une allure presque sévère et quelques autres choses qu'il ne conviendrait pas d'étaler sur un blog public.
     
    Par rapport à mon univers, il est extrêmememt déviant. Il ne fait rien d'illégal. Il est habile de ses mains. Il sait écrire des estimations financières... Et il n'est ni drogué, ni alcoolique. Un phénomène !
     
    Alors si d'ici quelques semaines, je disparais de mon blog pour quelques temps, ce sera qu'il est revenu.
     
    Je vais vous laisser sur l'extrait d'une chanson de François Léveillée l,humoriste qui est aussi un auteur-compositeur très talentueux.
     
    "J'ai jamais composé une seule chanson d'amour
    Dès que j'ai essayé mon coeur a fait trois tours"
     
    P.S. : Je ne peux résister à voulu laiiser en plus sur cet extrait de Sahara écrite par Normand Baillargeon et Sylvie Royer
     
    "Moi j'ai voulu tromper la mort
    J'ai donné à l'amour un corps
    J'essayasi de rêver encore
     
    J'ai voulu m'inventer un jeu
    J'étais si seule en plein milieu
    Du Sahara... Du Sahara ! "
     
    P.S.: Finalement Antoine.... C'était pas si fort que ça. C'était même finalement assez quelconque. HÉ Bonne Mère ! Même quand y sont plates, y sont pas le fun
     
     
     
    August 03

    Qu'est-ce qu'ils ont tous à vouloir chanter ?

    J'ai eu la chance de donner un spectacle avec Stephen Faulkner. Il a une chanson qui m'a fait sourire. Ça s'appelle qu'est-ce qu'ils ont tous à vouloir chanter ?
     
    Je dis souvent qu'au fond de moi, il y a un architecte qui sommeille. Ce qui ne veut pas dire que vous m'engageriez pour dessiner les plans de votre maison. Les gens ont une curieuse attitude envers la chanson. Ils ont souvent l'impression que c'est à la portée du premier venu de monter sur une scène et chanter.
     
    Mais vous savez, même quand on parle de vedettes instantannées comme dans le cas de star académie, les jeunes qui sont choisis, n'ont pas décidé de chanter au moment de leur première audition. Pour la plupart, ça fait généralement plusieurs années qu'ils roulent. Et en plus, il y a souvent pas mal de cours derrière tout ça.
     
    Il y a des gens qui n'adressent plus la parole à un de mes amis, parce qu'àprès leur avoir donné la chance de se produire sur scène, il s'est aperçu qu'ils manquaient d'expérience de scène.
     
    Quand on dit qu'il y a un artiste en chacun de nous, je dirais qu'il y a un cuisinier aussi en chacun de nous et ça n'habilite pas n'importe qui à devenir un cuisinier professionnel. Pourtant la plupart des gens ont beaucoup plus d'expériennce à faire la cuisine qu'à chanter sur scène et il est vrai que comme pour la chanson, il y a des gens dont de n'est pas le métier et qui font ça comme des chefs.
     
    Mais c'est comme si on disait qu'en dehors de savoir chanter, il n'y a point de salut. (C'est trop) et comme si on ajoutait du même souffle qu'il est à la portée de n'importe qui d'embarquer sur une scène et de chanter comme quelqu'un qui a vingt ans de métiers. (Et là, c'est trop peu)
     
    Chaque métier est important et prend sa valeur lorsqu'il est fait de notre mieux. J'ai un copain qui est un intellectuel et qui travaille la plus part du temps comme laveur de vaisselle. Et je crois que ce que j'admire chez lui, c'est l'application qu'il met à ce travail qui est pourtant notoirement très humble. On ne lui retourne jamais une fourchette. Combien d'entre nous arriveraient à en faire autant ?
     
    Il faut s'habiller, se loger, s'alimenter, se divertir et ce serait vraiment mal aisé à faire si le monde n'était peuplé que de chanteurs.
     
    Amitiés
    July 31

    Le viol... Pire que la mort ?

    Je sais que ça va vous  paraître bizz mais c'est incroyable comme ça m'énerve de voir le ton larmoyant qui est systématiquement employé lorsqu'on parle de viol. Je me sens vicitime d'un genre de complexe Maria Goretti. Ça laisse l'impression que pour être une "bonne" violée, il faudrait être traumatisée jusqu'à la fin de nos jours alors que ma forme de résistance à moi, c'est justement de ne pas être traumatisée. Jamais je ne laisserai à quelqu'un le pouvoir d'avoir un contrôle définitif sur ma vie sexuelle. D'ailleurs, quand j'étais jeune, la religion catholique était déjà suffisante pour la traumatiser (la vie sexuelle).
     
    Et je ne suis pas en train de dire que toutes les personnes violées n'ont pas de raison d'être traumatisée. Je suis quand même consciente qu'il y a beaucoup de cas où il doit être très difficile de s'en remettre. Mais  je ne crois pas que c'est purement l'aspect sexuel du viol qui est traumatisant. Ce sont beaucoup plus les conditions qui l'entourent. Par exemple, la fréquence et la période de temps sur laquelle s'est déroulée l'agression, l'âge de la victime, la peur de mourir; il y a souvent une menace de meurtre ou de violences graves à la clé... Ça, c'est clairement traumatisant. Mais encore là. on a le droit de s'en remettre sans être pour autant une personne de mauvaise vie.
     
    J'ai connu une fille qui s'est suicidée lorsque son violeur qui avait menacé de la tuer lorsqu'il serait libéré (Dans ce cas-ci, c'était son père) est sorti de prison.  Elle avait eu énormément de pressions et de menaces de son milieu (Une communauté religieuse fondamentaliste) lorsqu'elle avait dénoncé son père. Elle avait été rejetée de sa communauté et, pour sa sécurité, elle vivait sous un nom d'emprunt. Je pense sincèrement que la violence; violence induite par la honte, le rejet de son milieu, les pressions sociales pour qu'elle se taise, l'angoisse liée aux menaces de mort ont beaucoup plus eu sa peau que l'aspect sexuel du viol lui-même.
     
    Je ne suis pas sûre de ce qui est pire que la mort mais personnellement j'ai vécu des choses que j'ai trouvé pire que le viol. Dans mon cas, je n'ai pas été violée sur une longue période. Mais j'ai vécu de la violence plusieurs années et j'ai trouvé ça très difficile parce que c'est une violence dont on ne voie pas la fin. Les viols sur une longue période ont aussi cette caractéristique qu'on ne voit pas la fin de l'agression. J'ai personnellement plus de difficultés à me remettre d'avoir été abandonnée que d'avoir été violée.
     
    Bon, il y a des gens autour de moi qui disent que je suis traumatisée et que je ne m'en rends pas compte. Et moi, je me demande si ils disent ça parce que ça dérange leurs idées reçues que je puisse en être libérée. J'ai sûrement des difficultés avec mes relations intimes (Mais qui n'en a pas ?) mais je crois que d'avoir été abandonnée a sûrement eu un plus grand impact sur mes relations sentimentales...
     
    Mais je ne peux pas savoir comment aurait été ma vie si je n'avais pas été abandonnée, si je n'avais pas été violentée, si je n'avais pas été violée... Mais quand on dit que le viol est un sort pire que la mort, j'ai l'impression qu'on me reproche d'avoir préféré vivre plutôt que de subir "les derniers outrages".
     
    Je trouverais que le viol est un sort pire que la mort, si il m'empêchait de sortir seule tard le soir, si  j'avais peur de sortir de mon  milieu, de rencontrer de nouvelles personnes, de faire de nouvelles expériences... Mais dieux merci ce n'est pas le cas.
     
    Si je m'empêchais de vivre parce que j'ai peur de mourir. Mais pour le moment personne ne m'a eu et si je puis y faire quelque chose personne ne m'aura.
    June 20

    La cata...

    Non mais, réveillez-moi quelqu'un... C'est un cauchemar ! Bernard Landry parti et Gilles Duceppe ayant décliné l'invitation de passer au Québec, la liste des candidats à la chefferie est une lamentable farce. Si le parti Québécois a jamais eu une chance de reprendre le pouvoir et de faire l'indépendance, il vient une fois de plus de manquer un rendez-vous historique.

    Ce que la non-candidature met en relief, c'est la constellation de médiocres et d'opportunistes qui naviguent dans les sphères de pouvoir du parti Québécois. On s'en doutait, mais ça fait quand même mal aux yeux de le regarder en face. Les fédéralistes peuvent respirer, c'est pas demain la veille qu'on va réussir à se sortir de ce merdier.

    Pendant ce temps, l'UFP fait des ronds de jambes à madame David en attendant qu'elle se décide à se joindre aux forces indépendantistes de la gauche alors que dès le lendemain des dernières élections provinciales, elle aurait du se mettre en campagne électorale. Quand on a pas d'argent, il est préférable de travailler plus longtemps.

    Avec le charisme des candidats actuels, le chef de la très conservatrice ADQ a des bonnes chances de faire des pas de géants aux prochaines élections, le peuple pour une raison qui m'échappe à la fâcheuse tendance de voter plus pour l'image que pour la politique du parti.

    D'ailleurs, je le répète, si le peuple prenait le temps de voter en fonction de ses intérêts, il n'aurait voté pour aucun des trois plus connus des partis.

    N'empêche, on aura beau voter tous concuramments, sans tenir compte de nos allégeances, en fonction de l'indépendance, aucun des candidats actuels n'a l'envergure politique et médiatique nécessaire afin de mener les québécois à l'indépendance. Il y a des limites à demander aux gens de voter pour n'importe qui.

    Il aurait été préférable pour la cause de l'indépendance que Monsieur Duceppe se présente à la chefferie du parti Québécois mais on ne peut le blâmer de ne pas avoir eu envie d'une telle compagnie.

    Enfin, à tout hasard, et pour le repos de mes yeux à défaut de celui de mon âme... Monsieur Duceppe ou monsieur Landry: Pitié ! Il n'y a que les fous qui ne changent pas d'idée.

    Amicalement

    June 08

    Dérangée ?

    Dérangée ? Pourquoi dérangée ?

    Ce billet particulier s'adresse aux personnes qui ont des problèmes de santé mentale.

    Je respecte énormément Guy Latraverse. Mon père m'a affirmé que lui ne m'aimait pas mais je comprends un peu pourquoi. Lorsqu'il m'a rencontré, je venais d'apprendre que je devrais être soignée toute ma vie pour une dépression chronique et j'en voulais un peu aux maniaco-dépressifs parce que eux, au moins, ont des "high" .

    Â l'époque, il m'avait dit quelque chose qui m'avait mise très mal à l'aise. Je lui avais parlé de mes problèmes de dépression et lui en regardant mon dossier de presse m'avait fait la remarque que j'avais réussi malgré tout à faire beaucoup de choses alors que moi, je sentais que je devais m'excuser de ne pas en avoir fait plus.

    Ce qu'il me racontait était déroutant. Toute ma vie, je me suis perçue comme une paresseuse qui ne valait pas grand chose. Et j'avais vraiment peur qu'il découvre ce que j'étais vraiment.

    Maintenant que je suis soignée depuis plusieurs années et relativement stabilisée (Ce matin, je me suis encore réveillée avec l'envie de mourir), je comprends mieux ce qu'il voulait dire. Car enfin, je ne me réveille plus dans cette état tous les matins. Et si toi, qui me lis, tu te réveilles dans cet état tous les matins, je te suggère fortement de consulter un médecin parce que ce n'est pas un état normal.

    J'ai longtemps cru que ce l'était parce que je ne connaissais pas d'autre état et je trouvais que les gens qui arrivaient à fonctionner étaient dotés d'une force d'âme incroyable. Il faut dire que, d'aussi loin que remontent mais souvenirs, même toute enfant, j'avais déjà des symptômes marqués de dépression. Comme par exemple, lorsque j'avais 4 ans, même le fait de lever un bras était un effort incroyable pour moi parce que j'aviais l'impression d'avoir à soulever 2,000 livres. Et pourtant, je n'avais rien d'une obèse.

    Ce que les gens comprennent mal de ce type de dépression qu'on appelle aussi psychose unipolaire, c'est qu'elle n'est pas situationnelle. (Bémol ici : enfin, si elle l'était au départ après autant d'années sans être soignée, elle ne l'est plus.

    Les gens qui souffrent de cette dépression, l'appelle souvent un cancer de l'âme. Il y a des périodes de crises et des moments de rémission. Le problème. c'est que plus les années avancent plus les périodes de crises sont longues et les périodes de rémission courtes. Et c'est comme vivre avec des fragments de verres à l'intérieur de tout le corps. La souffrance n'est pas que morale, elle est physique.

    J'ai attendu très longtemps avant de consulter parce que je croyais que tous les gens étaient dans cet état. Comme je n'en connaissais pas d'autre, pour moi, c'était un état normal.

    Depuis que je suis soignée, je me retrouve beaucoup moins souvent dans cet état. Je ne peux pas encore dire jamais mais peut-être que ça, c'est le lot de tout le monde.

    Aujourd'hui, je comprends mieux le commentaire de monsieur Latraverse. Je n'ai peut-être jamais gagné le marathon mais je l'ai couru pendant des années sur des jambes amputées et sans prothèses. Oui. Finalement, j'étais beaucoup plus courageuse que je ne le pensais.

    J'irais jusqu'à dire que pour un dépressif, le suicide pourrait être considéré comme une mort naturelle si la dépression n'est pas soignée. C'est l'aboutissement normal d'un cancer de l'âme.

    Oui, je prends des produits chimiques. Et ceux que ça offense devraient peut-être considérer que ce n'est pas pire que pour un diabétique de prendre de l'insuline. Je récupère ainsi une quantité précieuse d'énergie que je devais déployer au moins quarante fois par jour dans les dernières années afin de ne pas me jeter devant le métro.

    Je vais beaucoup mieux aujourd'hui et la scène me donne mes plus beau "high". Si tu vis quelque chose de semblable, dis-toi que si ça ne se guérit pas, ça se soigne et que la vie n'est pas obligatoirement une vallée de larmes.

    À tous ceux qui souffrent, je vous envoie mon amour et ma solidarité en cette journée.

    Amicalement

    Anne-Marie

    Rien !

    Coudon ! Y as-tu quelqu'un qui  a remarqué que les Denis Drôlet ressemblent à quelque chose comme l"incarnation du néant absolu en humour ?

    Bon, ça ne vous avance pas beaucoup mais ça me fait du bien de le dire.

    J'admets que les annonces PFK sont désopilantes si on les compare à leurs numéros habituels mais je suis convaincue qu'elles ont été écrites par le concepteur publicitaire.

    Et malgré les apparences, cette chronique ne porte pas sur les Denis Drôlet mais sur ka difficulté que nous avons à nous fier à notre propre jugement même lorsque la conclusion devrait être évidente.

    Et ce n'est pas parce que l'on qualifie ce qu'ils font d'humour absurde que ça passe meiux. La seule chose qui me semble absurde c'est qu'on appelle ça de l'humour.

    C'est un phénomène que j'ai souvent remarqué lors de soirées de poésies. Parce que lorsque le spectateur ne comprend pas ce que le pseudo-poète récite en avant, il a tendance à penser que ce doit être forcément génial et que c'est lui qui ne comprends pas.

    Cela relève de notre insécurité; on a peur d'avoir l'air con. Alors, on aurait tendance à se la fermer et à essayer d'avoir l'air à suivre le mouvement.

    Moi, quand je vois les Denis Drôlet. j'ai l'impression que c'est moi que l'on prend pour une conne.

    Vous vous rappelez l'histoire du costume de l'empereur ? Un escroc arrive à faire croire à l'empereur qu'il va lui fabriquer (à prix d'or) un costume dans un matériel tellement fin  qu'il n'en est nul autre pareil. Comme l'empereur ne voit rien, celui-ci lui montre avec beaucoup d'aplomb la finesse du matériaux mais que seul un esprit vraiment subtil  peu arriver à le percevoir. L'empereur peu sûr de lui décide de s'extasier sur son travail pour ne pas avoir l'air d'un esprit lourd. La rumeur courre dans la population que l'empereur a un costume que seul les esprits subtils peuvent vraiment apprécier. Aussi lorsque l'empereur décide de parader avec son costume l'ensemble de la population de peur d'avoir l'air balourd se met à s'extasier sur la richesse et la finesse de son costume. Jusqu'à ce qu'un enfant dans la  foule s'écrie ; Mais l'empereur est tout nu !

    Éh bien ! Personne ne m'ôtera de la tête que les Denis Drôlet sont tout nus.

    Mais j'aimerais bien connaître leur gérant !

    April 15

    Toute lune est atroce...

    Vous avez remarqué la lune hier ? La forme du croissant était tellement bizarre que j'ai pensé d'abord que je l'avais aperçue au début ou à la fin d'une éclipse de lune. Mais bon, je préfère ne pas penser à ce que ça peut impliquer.

    Toute lune est atroce...

    Je sais pas si ça vous rappelle quelque chose. C'est dans "Le bateau ivre" d'Arthur Rimbaud. La situation exacte tourne autour du moment où le bateau sent qu'il a trop vécu...

    Ça ressemble à ;

    Toute lune est atroce et tout soleil amer Oh Que ma quille éclate, Oh ! Que j'aille à la mer.

    Je me souviens qu'à une époque où j'étais habité par des pulsions suicidaires; j'étais littéralement hanté par cette phrase. Mon psychothérapeute d'alors (Je parierais sans trop de crainte que c'était un freudien) m'expliquait que la lune représente la mère et le soleil le père... Donc tout lune représentait ma mère et le soleil est à mère. Je sais pas pour Rimbaud, mais moi d'ausi loin que je me rappelle mes parents ne vivaient pas ensemble et je crois les avoir vu tous les deux en même temps, cinq ou six fois. Alors, tout soleil à mère, faut quand même pas charrier...

    Par contre la lune est souvent associée aux menstrues et par extension à la féminité. Parce qu'il paraît que les femmes sont menstruées (en moyenne) tous les 28 jours . La lune, elle n'est jamais en retard.

    Si je comprends bien ce que me dit mon nouveau chum, il est étonné de l'attirance qu'il éprouve pour moi parce que d'habitude il est attiré par des femmes féminines. Et moi, ça me fait tomber dans un abime de perplexité parce que voyez-vous, moi je me perçois comme terriblement féminine au sens le plus stéréotypé du terme.

    D"ailleurs, en tant que féministe extrémiste frustrée, ça a toujours été un grand sujet d'angoisse pour moi. Parce que je suis d'accord que la plupart des femmes ne correspondent pas au stéréotype qu'on le colle sur le dos. Alors, moi j'ai l'impression d'être la pomme pourrie qui servirait de preuve de l'exactitude de leurs théories à tous les phallocrates de la terre.

    Je suis une fille douce. Très douce. Très sensible. Influençable donc changeante. Je pleure facilement. La séduction a toujours absorbé une partie importante de mon énergie. La plupart du temps, à ma manière, je suis miss Fanfreluche en personne. J'adore porter des dessous de dentelles et de satin. Je déteste la bagarre et je ferais presque n'importe quoi, fut-ce malhonnête pour éviter un conflit.

    Je suis parfois intelligente. Quand j'étais plus jeune, on me disaiit que j'étais intelligente comme un homme et ça, c'était à l'époque le summum du compliment qu'on pouvait me faire en la matière mais je dois avouer à ce sujet que j'ai toujours perçu l'intelligence comme une caractéristique unisexe.

    D'ailleurs, contrairement à un cliché fortement répandue, les femmes ne sont pas perçues comme inintelligente par les sociétés patriarcales. (Je vois vraiment pas pourquoi je me donne la peine de coller ces deux mots, je ne connais pas une seule société matriarcale). Leur intelligence est perçue comme  perverse et dangereuse et c'est pour ça qu'elles doivent être tenu à l'écart des sphères du pouvoir.

    Je ne suis pas forte physiquement. Par contre pour la délicatesse et la finesse du toucher, j'avoue que là, ce soi-disant aspect de la féminité laisse un peu à désirer. La seule fierté manuelle que j'ai réussi à développer au travers les années, c'est mon habilité à rouler des joints et des cigarettes. Au fait, ça fait déjà un mois que je n'ai pas fumé.

    J'avais une voix de soprano, douce et délicate et j'écrivais des ficitions sucrées sur mes vies imaginaires. C'était d'un insipide ! Puis, j'ai rencontré l'école pamphlétaire par le biais de Janou Saint-Denis et de la Place aux Poètes et mon écriture s'est grandement améliorée.

    Pour en revenir à ce que je racontais au début, je vis depuis toujours une crise d'identité sexuelle aigue. Je suis trop féminine et je me sens la honte du mouvement féministe. Je n'ai pas encore réussi à me libérer de la dépendance que je peux développer face à un homme. Et pourtant, ce n'est pas faute d'essayer.

    Pour ce qui est de ma voix de soprano, j'ai réussi à bousiller toutes mes hautes fréquences. Je ne suis plus une chanteuse mais une diseuse. Je n'écris plus de mièvreries. Mes chanson et ma poésie, je les écrit au scalpel. Et il y a une de mes personae qui éprouve une excitation presque sexuelle à monter aux barricades. Il n'y a que sur scène que j'arrive à être vraiment puissante et baveuse comme une bonne féministe doit l'être.

    Alors, pour ne pas coller au stéréotype, je me suis mise à porter un cuir. (C'est chouette, le cuir, ça donne l'impression de porter une armure). Je mets les pieds sur la table, je mange avec les doigts, je jure... Je pose des questions trop pertinentes. Je bois n'importe quoi à même la bouteille. Je suis toute éjarré quand je m'assois. Je parle fort et je ris gras. Très gras. Bref, je fais de mon mieux, sans beaucoup de succès d'ailleurs pour démontrer à mon entourage immédiate que je ne suis ni faible ni fragile.

    Parce que pour moi, c'est ça que ça représente la féminité; la vulnérabilité et la faiblesse. Toute lune est atroce... Et non, toutes les filles ne sont pas comme moi.

    C'est curieux. En me relisant, j'ai découvert quelque chose ce matin. Ce n'est pas que je ne suis pas féminine. C'est que je suis une fille féminine avec de très mauvaise manière...

    À moins, que les mauvaises manières soient une caractéristique fondamentale masculine. Si ?

    Amicalement

    Anne-Marie

     

    February 17

    Une horloge arrêtée...

    Une horloge arrêtée... marque l'heure juste deux fois par jour. Je discutais ce soir avec mon ami. Aux risques d'en traumatiser plusieurs, je déteste Scott Peck, l'auteur du livre le chemin le moins fréquenté. Si le premier livre, le chenmin le moins fréquenté me semble pour les quatre premiers cinquième plein de gros bons sens, je suis restée perplexe en voyant le dernier sombrer dans le délire. Mais le deuxième (Les gens du mensonge) m'a convaincu que monsieur Speck était un dangereux démagogue qui rendrait un service à l'humnaité en daignant aller se faire soigner. Le prétexte du livre est de démontrer que la méchanceté existe et pour ce faire, il commence par donner l'exemple d'un couple de  parents au comportement abherrant, personne n'oserait le contrarier à ce sujet; il faut être assez tordu offrir comme cadeau de Noël à un fils survivant, le revolver avec lequel son frère s'est suicidé. Là où je tique, c'est que le reste du livre ne me semble être qu'un prétexte pour décharger son agressivité face à une patiente qui n'avait de toute évidence aucun désir de coucher avec lui. Je frémis à l'idée de l'impact qu'un tel individu armé de toute son autorité et de toute sa célébrité, peut avoir sur des individus déjà fragilisés. Mais pour tout dire Scott Peck, ne se présentait dans cette discussion qu'à titre d'exemple. 

    En fait, j'utilisais ce dicton dans le sens que les plus gros mensonges eux-même doivent ëtre assis sur au moins un énoncé qui semble plein de gros bon sens et, de fil en aiguille, pour illustrer mon propos, je lui propose Raël en exemple. Je pense qu'aussi imbus que l'on puisse être de pensée scientifique, il faudrait être singulièrement obtus pour affirmer que nous soyons la seule forme de vie intelligente perdue au travers de ces milliards de galaxie.

    Quant à savoir, quelle forme elle peut avoir, ou si, en tant que forme de vie plus évoluée,  elle considèrerait la sous-espèce que nous sommes autrement que comme une forme de vie comestible ou qu'elle nous traiterait différemment de ce que nous  faisons subir, mettons aux chimpanzés...

    Quant à savoir si elle considérerait notre planète comme un lieu plus touristique que St-Zacharie des meuh, meuh... mystère et boule de gomme. Je n'oserais vraiment pas m'avancer sur le sujet...

    Comme je suis parfois de mauvaise foi et que j'éprouve alors un plaisir pervers à  démontrer la logique de principes auxquelles je n'adhère pas, j'en suis venu à utiliser la géniocratie pour marquer ou les aiguilles d'une philosophie politique, encore plus eugéniste que le nazisme peuvent parfois sembler indiquer l'heure juste.

    Ce qui m'intrigue toujours lorsque je lis des reportages sur Raël, c'est qu'aucun journaliste qui se prétend sérieux ne couvre ce sujet. Ils sont tous bandés sur l'aspect sexuel de la philosophie de Raël ; non que je ne sois incapable de concevoir ce qu'il y a de bandant dans le sujet mais il me semble que sa conception politique du monde mérite qu'on s'y attarde un peu.

    Je peux comprendre le principe éditorial consistant à ne pas publiciser outre mesure les idées nocives, mais en ce cas, si  la liberté sexuelle des Raëlliens est cause pour eux de tant de scandales pourquoi s'acharnent-ils à en faire la promotion?

    Pour les non-initiés, je vais exposer ici en quelques lignes l' idée de monsieur Volhiron à ce sujet. Idée tellement simpliste que je m'étonne qu'il ait réussi à s'étendre sur le sujet durant un livre entier.

    En gros, il compare le corps social à un corps humain dont certains individus rempliraient la fonction de cerveau et seraient prédestinés pour certains qui,  à élire les gouvernants, qui, à gouverner. Les autres correspondant à des organes moins nobles du corps humain seraient donc prédestinés à servir et n'ont pas à prendre de décision. Pour monsieur Volhiron, le pourcentage de la population ne possédant pas ces qualités serait de 90%, ceux assez intelligent pour exercer le droit de vote (les génies) correspondant à 10% de la population et ceux assez "géniaux" pour gouverner s'élèvent à 1% de la population.

    Il est quand même fascinant que je n'ai pas encore rencontré un seul Raëllien qui ne soit pas intiment convaincu qu'il aurait le droit de vote.

    Bon, maintenant si on compare les idées de monsieur Claude (Raël) Volhiron à la réalité du discours et de la chose démocratique, on remarque que...

    1. 90% au moins de la population ne votent pas dans le sens de leur intérêt. S'ils faisaient un choix éclairé et à la lumière de leurs expériences passés, ils voteraient pour un vrai changement; c.à.dire. pour n'importe quel parti autre que les trois partis présentement représentés à l'assemblée nationale. Et ceci, tout aussi certainement au fédéral. Personnellement, je n'ai jamais vu de circonscription ne comportant que trois candidat sur les bulletins de vote.

    2. Il existe un courant d'idée persisant dans la population à l'effet que les politiciens sont tous pareils, que voter ne change rien et qu'on perd son temps à s"occuper de politique. En ce cas, je vous le demande, pourquoi s'embarasser de la démocratie ?

    Mon ami m'affirme à l'instar de beaucoup de gens ayant foi en l'humanité que c'est parce que la population manque d'information. Et pourtant, on a même pas besoin d'ouvrir le journal de Montréal ou de Québec pour voir qu'une minorité s'enrichit pendant que le reste du monde voit son pouvoir d'achat diminuer, les loyers monter en flèche (Je dirais que les coût des loyers a du monter de près de 1500% les 30 dernières années alors que le salaire minimum n'est passé que de $4. à $7 l'heure et qu'aucun gouvernement précédent n'a daigné décroiser les bras pour intervenir à ce niveau là. Et bien non, pour la majorité des gens, même pas besoin d'ouvrir le journal pour savoir ça.

    Et en plus, il y a un temps de gens qui lisent le journal de Montréal ou de Québec et qui écoutent TQS, Radio-Canada ou TVA. Alors, les cadeaux que ces messieurs-dames au pouvoir reçoivent du patronat, les subventions aux fermetures d'usines, les paradis fiscaux; y a pas grand monde qui est pas au courant de ça.

    Alors, est-ce que tout cela ne tendrait pas à confirmer la conviction de monsieur Volhiron à l'effet que la population n'est pas apte à exercer un choix éclairé ? Monsieur Paul Desmarais, par exemple, qui j'en suis sûr ne vote jamais à l'encontre de ses propres intérêts ne mérite t'il pas d'office un certiicat d'aptitude ? Que dis-je ? Face à ses capacités de leadership ne devrait-on pas lui assurer déjà un poste dans le futur gouvernement mondial de Monsieur Raël-Volhiron ? Nul doute que grâce à son génie, il possède le degré d'évolution nécessaire pour prendre les positions les plus bienveillantes et fraternelles envers les franges les plus intellectuellement démunies de la  population.

    Bon, j'arrête mon billet ici. La démonstration que je viens de faire me semble tellement brillante que j'éprouve le besoin d'aller urgemment me jeter dans les bras de Raël. Ah mes soeurs et mes frères, je me sens déjà la touffe pousser sur la terre.

    Amitiés et illuminations

    Anne-Marie

     

    February 10

    Mais qu'est-ce qu'elle chante là ?

    De retour, après un début d'année pas mal occupé. Juste un petit truc quand je disparais quelques temps, à partir des deux dernières semaines, vous pouvez aller faire un tour sur Québec Pop (voir le lien sur le côté) et aller voir le lien menant aux Soirées cabaret Entre le Rouge et le Noir, Landriault et moi les avons recommencé depuis deux semaines et il y a vraiment de fabuleuses personnes à découvrir. À dire le vrai, j'en suis même un peu gênée pour les habitué(e)s de l'Addisq mais bon... Maintenant vous n'avez pas l'excuse de n'être pas au courant !

    Si il est une question à laquelle, il m'est difficile de répondre en tant qu'auteur-compositeur encore plus que comme interprète c'est bien qu'est-ce que je chante. Mais grâce à ma copine Lucie Harvey, je peux depuis la semaine dernière vous en donner un aperçu. J'ai, en effet, depuis la semaine dernière un site web personnalisée. L'adresse en est le http://cf.geocities.com/amgzesite/ mais je vais placer le lien sur le cöté. Comme l'espace est offert gracieusement, vous voudrez bien excuser les publicités; il parait qu'on a rien pour rien. En allant voir du côté de la discographie, il y a une icône qui mène vers trois pièces de mon deuxième album mais pour se procurer un de mes deux albums, il faut passer par Jamil parce qu'ils ne sont plus disponibles sur le marché.

    Évidemment, ce site est une atteinte pénible à ma modestie naturelle mais sa première fonction est d'être un dossier de presse que j'envoie aux diffuseurs; donc pour la chanteuse que je suis l'équivalent d'un C.V. Bref, ça sert à chercher du travail. Et e but premier d'un C.V. est de démontrer qu'on est apte à faire le travail pour lequel on postule.

    Je vais terminer avec une autre plogue avant de revenir tenir de la chronique anecdotique ou songée. Je vais donc faire ici même du népotisme rétro-actif. Un certain monsieur St-Cyr a téléphoné chez moi pour m'informer que le parti québécois est à la recherche d'un hymne national pour le Québec et souhaitait voir une chanson que mon paternel a écrit a l'époque du RIN (Regroupement pour l'Indépendance Nationale, il me semble) le devenir. O.K. la phrase que je viens de faire est presque aussi laborieuse à lire qu'à écrire mais je n'arrive pas à la formuler autrement. Bref, sur le site de Vigile.com, il y a une page faisant appel aux québécois en vue de la soumettre.

    Pour être honnête, je dois dire que quelques dizaines d'années avant sa mort, mon père était un indépendantiste déçu et particulièrement du P.Q. Personnellement, je suis membre de l'UFP et je comprends fort bien sa déception. Monsieur St-Cyr aurait aimé que je puisse soumettre une version de la chanson pour le comité en question. Alors si le projet intéresse quelqu'un, vous me faites signe. Je n'ai aucun intérêt autre personnellement dans ce projet que d'assurer une certaine pérennité au travail de mon père. (Je ne suis pas propriétaire de ses droits d'auteurs) Personnellement, je trouve qu'il avait infiniment plus que moi le type de voix qui convient à un hymne national mais je sais qu'avec la technologie actuelle, il y aurait moyen de repiquer la voix pour fabriquer une maquette plus actuelle.

    De toute façon, il y a possibilité d'entendre la chanson sur le site www.demain.cjb.net.

    Je reviens bientôt pour de bon avec mes chroniques anecdotiques ou sérieuses.

    Amitiés

    Anne-Marie

     

    January 20

    Chanteuse en situation critique

    Juste un petit mot ; une fois n'est pas coutume. pour dire que si je n'ai pas le temps d'écrire sur mon blog en ce moment, ce n'est pas parce que je suis blogué. (ouf! Le mauvais jeu de mots ! ) C'est parce que je suis en train de travailler mon prochain spectacle avec ma géniale pianiste, faire le booking de l'année et construire un site web avec ma non moins géniale choriste.

    Dès que c'est prêt, je vous ajoute bien entendu le lien sur le liste. Mais vous allez sans doute penser à la lecture de celui-ci que je n'ai pas eu d'attaque de modestie. Mais ce site servira dans un premier temps de dossier de presse pour les diffuseurs et je vais quand même pas leur dire que mon show c'est de la merde. Faut pas charrier !

    Et puis de toutes façons, honnêtement, je n'ai pas encore eu de mauvaises critiques. Ce qui indique que les chroniqueurs artistiques ont quand même la gentillesse de ne pas varger sur les illustres inconnus que nous sommes ou que ce que je fais est pas si mal.

    Bon bien, je ne faisais que passer. N'oubliez pas d'aller visiter De tout

    et de rien (le blog de Lawrence) et la tribu du verbe.

    Amicalement

    Anne-marie

    January 08

    Môman !

    Bon ! Si j'en juge par l'absence de commentaires suscité par  mon dernier article, j'en déduis que d'apprendre que j'avais déjà envisagé une carrière d'embaumeuse vous a laissé complètement baba !

    Pour ceux que ça intéresse, je vous suggère d'aller faire un tour sur "La tribu du verbe" (Voir le lien en bas) . Mohammed Lotfi a initié une très intéressante réflexion sur le racisme à la manière québécoise. J'ai un immense respect pour monsieur Lotfi. C'est un monsieur immense dans sa générosité et son implication dans sa société d'accueil. Bien que je dois avouer qu'il faut vraiment me le rappeler pour que j'arrive à penser à lui en terme d'immigrant ou d'ethnie.

    Son article a suscité une discussion sur ce site qui aurait dû être entamée dès la fameuse déclaration de Parizeau lors du référendum de 95 sur l'argent et le vote ethnique. Bien entendu à l'époque, nous avons eu droit au choeur unanime des vierges offensées. Ça aurait pourtant pu être une bonne occasion pour entamer un dialogue avec ces irréductibles "autres".  

    Un des endroits où je diverge avec monsieur Lotfi, c'est quant à l'interprétation qu'on veut donner à l'expression vote ethnique. Et même quant à la définition que monsieur Parizeau donne au mot "ethnie".

    Parce qu'enfin, si on dit que les allophones ont voté en fonction de leur "ethnie", c'est qu'on postule que nos anglophones forment une ethnie. Et il faudrait peut-être se demander pourquoi la majorité des allophones s'identifient avec les intérêts de nos anglophones. Lesquels, si vous le remarquez bien, vont rarement au front, mais se servent des allophones comme béliers et comme tampons. Et c'est ainsi que les actions (mais elles sont si rares !)  posées pour protéger le caractère spécifique du Québec sont immédiatement soupçonnées de motivations racistes.

    Ça aurait été aussi une excellente occasion de rappeler à Monseigneur que c'est le P.Q. qui a lui-même sabré dans les C.O.F.I. dont le but premier était d'intégrer les immigrants sans qu'ils aient, en plus, à se taper l'Institut Linguistique. À propos, avez-vous déjà remarqué qu'il n'y a aucune publicité de l'Institut Linguistique ou autre dans les postes de télévisions anglophones, visant à rappeler combien il est bon pour l'avancement professionnel des anglophones d'apprendre le français ? Curieux non ?

    Il faut se rappeler qu'on ne peut pas non plus reprocher aux allophones de ne pas apprendre la langue de la majorité. Tant que nous faisons partie du Canada, l'anglais est la langue de la majorité. Faut quand même se brancher.

    On dit que tous les peuples sont racistes. Je ne suis pas d'accord avec cette affirmation. Je dirais que tous les peuples sont xénophobes. C'est à dire, qu"ils se méfient des étrangers. Le racisme est un système idéologique et ça, c'est autre chose. Ma vieille amie Catherine, bâtarde et apatride patentée, a une très jolie façon d'expliquer les préjugés et la xénophobie. 

    Elle dit que ça vient de l'interprétation difficile des codes d'amour des différentes cultures. D'après elle, c'est ce qui est le plus difficile à apprendre et à comprendre lorsqu'on aborde une nouvelle culture. Et, je serais porté à être d'accord, que c'est douloureusement là que ça chire (du moins entre les québécoises, les allophones et mêmes les autres "phones"). Mais c'est sûr que c'est encore plus difficile de se comprendre quand, en plus, il y a la barrière du langage.

    Il y a quelqu'un lors de cette discussion qui disait que l'intégration sociale des immigrants passe par l'intégration économique. Je dirais même plus : L'intégration sociale tout court passe par l'intégration économique. Ça commence à faire beaucoup de gens qui sont littéralement désintégrés, néantisés socialement parlant. Et on se retrouve encore à se courir après la queue sur des divisions assez artificielles mais qui font que les gens se regardent en chiens de faïence au lieu de s'unir devant le rouleau compresseur piloté par les grands psychopathes qui gouvernent la planète.

    Mais cette discussion, il faudrait vraiment qu'elle ait lieu sur la place public avec tous les citoyens du Québec.

    Je sais, je suis dans sujet un peu sérieux mais j'ai parlé avec ma môman ce soir et elle m'a annoncé qu'elle viendrait visiter mon site demain. Alors, me rappelant mon précédent article, j'ai pensé qu'il ne serait pas mauvais que je me refasse une virginité idéologique.

    Sourires et amitiés

    Anne-marie

    January 04

    Ma carrière de danseuse nue

    Bon, soyons sérieux cela s'appelle quand même les mémoires d'une fille dérangée. J'ai d'ailleurs  déjà trouvé le titre de mon prochain blog, lorsque j'aurai remplie complètement la mémoire de celui-ci. Je crois que je vais l'appeller "Les mémoires d'une fille dérangeante". Mais la mémoire... Enfin !

    Tiens, je vais dédier ce texte à Yves qui était mon copain à l'époque où a lieu cette anecdote que je vais relater. Et je vais lui envoyer l'adresse de ce blog. Si mon ex-belle-mère l'avait vu à cette époque, elle aurait immédiatement reconnu en lui, le type exact du genre de gars qui me fait craquer. Mais vous savez ce que c'est... Parfois, le moment n'est pas favorable et il était lui-même hanté par une autre fille. Enfin bon, c'était la valse hésitation de Steve Faulkner.

    Mais comment, je vais m'y prendre pour relater cette période de ma vie qui était si intense que parfois les gens en rentrant chez moi avaient l'impression d'entrer dans un univers parallèle ?

    Une période où l'un de mes "ex" que j'aimais beaucoup est venu s'excuser de son départ deux ans plus tôt à mon grand étonnement puisque je ne m'étais même pas  aperçue qu'il était parti.

    Bon, pour commencer dès le départ, je dois dire que mon plan de carrière à ce sujet s'est élaboré à Québec alors que j'avais dix-sept ans et que j'avais rencontré une fille que je trouvais vraiment trippante et qu'on appelait Annie la bretonne. Bon, Annie commençait à être très visiblement enceinte et nous cherchions une façon de faire de l'argent.

    Après avoir cogité sur le genre de métier que personne ne voudrait faire et qui pourrait être payant, j'ai eu l'idée que travailler dans l'embaumement pourrait être la solution. Comme presque tout le monde en occident, j'ai un rapport difficile avec la mort et je trouvais intéressante l'idée que je pourrais faire face à cette peur en la prenant, si je puis dire, à bras le corps.

    Après avoir joué avec cette idée quelques temps et trippé sur comment cette expérience allait me transformer, j'ai convaincu Annie de venir au centre de main-d'oeuvre pour y chercher un emploi d'embaumeuse. Mais à notre grande surprise, le travail demandait deux ans de cegep et n'était guère payé plus que le salaire minimum. Bref, si les salons funéraires font des affaires d'or, ce n'est pas les embaumeurs qui risquent de les ruiner. Nous avons donc abandonné cette idée. De toutes façons, le bébé n'allait pas attendre deux ans.

    Alors Annie, qui l'avait déjà fait, a décidé de retourner danser avant que la grossesse ne soit trop avancé pour aller faire une passe d'argent avant que le bébé naîsse. Je lui ai donc offert de l'accompagner, d'abord parce que j'aimais bien être avec elle et ensuite parce que je voyais là un bon moyen de faire chier mon père.

    Annie, qui était un peu plus âgée que moi, n'était pas vraiment chaude à cette idée parce qu'elle trouvait le milieu malsain et qu'elle avait peur que je tombe dans la droque et la prostitution. Bon, j'ai l'impression que ça risquait pas mais qui sait ?

    Je me suis fait quand même un plaisr de faire la tournée des bars de Québec pour annoncer que j'allais aller danser. Beaucoup de gens connaissaient mon père et je ne doutais pas que quelqu'un allait se charger de lui transmettre la nouvelle.

    Éh bien ! Ça n'a pas raté! Je crois que c'est quelques jours plus tard que j'ai eu connaissance que mon père était dans la ville de Québec et me cherchait. Quand nous nous sommes croisés, il était déjà un peu ivre mais il m'a dit : Je veux pas que tu ris de moi bébé, mais je viens te ramener à la maison.

    Évidemment le crime paie. C'était le rêve de ma vie d'habiter avec lui. Bon, je suis allée faire mes valises en attendant qu'il vienne me chercher mais le pauvre était tellement ivre qu'il est reparti de Québec en oubliant de me ramener. Enfin, c'est l'intention qui compte !

    L'idée cependant est restée. J'avais décidé de savoir comment ça se passait de l'intérieur. Évidemment, ce n'est pas une chose que j'aurais pu faire aujourd'hui avec les danses à dix parce que s'il m'arrive d'être exhibitionniste, j'ai une sainte horreur que l'on me touche.

    Quelques années plus tard, j'habitais avec une charmante américaine. Tu sais, le genre comme dans les films américains, Une jolie blonde qui fait des strio teases dès qu'elle est saoûle et qui déclenche des bagarres dans les bars. Si ! Si ! Je l'ai vu de mes yeux vu !

    Donc, nous étions à court d'argent pour payer notre loyer, Karen avait pris la décision d'aller danser. Chose qui était facilité par le fait que nous avions trouvé sur la rue une carte d'assurance sociale au nom de Fabiola quelque chose. On se bidonnait à  l'avance à l'idée que c'était peut-être une dame de 93 ans et la tête qu'elle allait faire en recevant des T4 pour son travail de danseuse.

    Je n'allais quand même pas laisser ma co-locatire aller se montrer le cul toute seule pour payer notre loyer et c'était l'occasion ou jamais d'aller faire cette expérience qui était décidée depuis longtemps.

    Trouver une agence n'est pas une chose difficile. Y a qu'à ouvrir le journal. Nous sommes donc allées signer notre contrat chez ces proxénètes légaux. Fascinant comme contrat... Le patron a tous les droits et l'employé a toutes les obligations. La seule autre fois où j'ai vu ce type de contrat, c'est lorsque j'ai signé des contrats d'éditions avec mon ex-belle-mère et mon père.

    Par contre, il faut pas se laisser leurrer par les gros montants indiqués dans les journaux. C'est pour des journées de 12 heures de travail, ce qui fait que les patrons de ces boîtes payent finalement leurs danseuses au salaire de l'hôtellerie.

    Donc Karen et moi avons dévellopé ensemble notre concept de show. Moi, je faisais l'amérindienne avec culotte en fourrure, collier de plumes, veste de daim et mocassins et elle utilisait son look presque cinématographique de fille de saloon. J'avais quand même fait des efforts. Karen m'avait expliqué que je devais absolument me raser les jambes sous peine de faire vomir le public. eEle m'avait expliqué que les hanches doivent suivre la basse et qu'il faut regarder chacun des clients dans les yeux pour leur donner l'impression qu'on a envie de coucher avec chacun d'eux personnellement. Moi, j'avaiis déjà travaillé comme modèle en arts plastiques mais le travail de danseuse est vraiment différent et j'étais très nerveuse.

    Ça a été aussi le moment de rupture avec Yves qui trouvait que cette idée n'avait aucun sens. Mais moi, j'ai la tête dure. Au bar où nous étions, j'avais choisi mes trois tounes pour danser. C'était Dont try suicide, You can go to hell et Another brick in the wall.

    Bon, aussi bien vous dire que je n'ai pas fait du tout d'argent et que pas une seule fois, j'ai dansé aux tables. "Fabiola" avait vraiment la cote et ne me demandez pas comment cette américaine à qui j'avais appris le français avec les chansons de Raoul Duguay et de Breton-Cyr avait réussi à développer un accent danois. Mais regardons les choses en face ; elle avait sûrement le talent et moi pas. J'ai vu durant la seule semain où j'ai fait ce métier des ex-danseuses qui venaient faire leur numéro pour le fun, parce qu'elles s'ennuyaient de la scène. Et c'est à ce moment là que j'ai réalisé que chez certaines de ses filles, ce travail consistait aussi en un besoin de faire du spectacle.

    D'accord, j'ai pas fait d'argent mais j'ai eu cette semaine là les trois seules demandes en mariage que j'ai eu de ma vie. Sujet de méditation que je ne développerai pas ici puisque ce billet commence à être franchement long. Le patron de la place m'a dit que c'était la première fois qu'il voyait des soirées où ses clients finissaient en dansant des sets carrés et en chantant des chansons à répondre alors j'imagine que j'ai au moins un peu innové dans le genre.

    Après une semaine, j'avais payé ma part de loyer et Karen a exigé que je rentre à la maison. Quelques jours plus tard, je me suis trouvé un travail de serveuse dans un snack bar. Travail pour lequel, je n'ai pas vraiment un talent naturel puisque les seuls endroits où l'on acceptait de me garder étaient  des endroits qui avaient si peu d'affluence qu'ils en étaient sur le bord de la faillite. Mais même dans ses conditions, j'ai fait plus d'argent comme serveuse qu'en dansant.

    C'est quand même dommage que nous vivions dans une société qui a une conception du sexe aussi puritaine. Les danseuses sont souvent vues comme des salopes et leurs clients comme des pervers. Et ce serait tellement plus humain si c'était vu par les unes et par les autres comme un échange de séduction enjoué.

    Voilà, c'était une histoire...

    Amicalement

    Anne-Marie

    P.S. : Vous auriez du voir la tête du premier gars avec qui J'ai dansé dans une discothèque et sur qui j'ai essayé en le regardant dans les yeux, l'effet mouvement de hanche avec la basse !

     

     

    January 01

    Je ne peux pas l'encadrer

    Quoi de mieux qu'un début d'année pour se lancer dans des projets grandioses ? Pour sûr, je vais continuer mes pathétiques efforts pour apprendre l'espagnol. Mais je compte surtout continuer ce que je fais le mieux. Donner des spectacles et écrire des chansons. Mais je dois tenter de dépasser le fait que depuis trois ans, la mort de mon père me mine.

    Sa mort ayant eu lieu dans des circonstances particulièrement dramatiques mais que je peux pas exposer ici, il m'est particulièrement difficile de chanter tant que je n'aurai pas éclairci les circonstances qui ont causé sa mort.

    Une des choses qui m'est particulièrement difficile, c'est que pour des raisons qui ne sont pas simples à expliquer, je ne possède aucune photo de lui. Et la seule photo de lui qui existe sur Internet est tellement moche que je serais bien tentée de poursuivre pour propagande haineuse, la  personne qui n'a mis à la disposition des journalistes que cette mocheté photographique comme dernier souvenir de lui.

    Je lance donc un appel à tous. Si vous possédez des documents photographiques ou autres concernant Marc Gélinas auteur-compositeur interprète et comédien ou si vous avez des anecdotes personnelles à me raconter, il me ferait vraiment plaisir de les recevoir.

    Il y a bien une personne qui a à sa disposition tous les souvenirs de ma famille. Elle a même déjà été ma meilleure amie mais depuis la mort de mon père, je ne peux pas l'encadrer.

    Bon bien promis, ma prochaine chronique sera plus drôle. On dirait que j'ai oublié de prendre mes anti-dépresseurs aujourd'hui. Et j'espère bien qu'avec votre aide, je pourrai bientôt mettre des photos de mon papa sur mon blog.

    La bien bonne Anar... À tous !

    amariegelinas@hotmail.com

    December 18

    Va donc savoir !

    C'est perturbant !

    Un chum que j'aime bien qui tente de justifier sa situation de violence domestique. (Violence domestique... Tu parles d'une expression désincarnée. Excusez-moi monsieur, j'ai encore été contraint de frapper la bonne ) Moi je connais pas sa blonde mais j'essaie d'évaluer l'ampleur des dégâts. Ben non, chose ! Si ta blonde a des bleus, ça a pas grande chance d'être le syndrome de la princesse au petit pois.

    Le drame, vois-tu, c'est que notre mémoire a tendance à retenir tous les bobos que les autres nous font; alors que notre imagination ne nous permet même pas d'entrevoir ou de mesurer dans son ampleur la douleur qu'on peut infliger aux autres. Je pense que c'est parce que, à moins d'être complètement insensible, il est encore plus insupportable de revêtir la peau du bourreau que celle de la victime.

    Au travers le non-dit et les détours de la parole, j'entends gronder comme un orage les clameurs anciennes d'un discours trop familier.

    En ce moment, je dois résister à la souffrance de blessures mal refermées pour ne pas succomber à la tentation facile de juger. Quand je suis disparue dans la nature parce que j'avais peur de mon chum, j'ai demandé à ma meilleure amie de veiller sur lui parce que je m'en serais voulu à la mort si y s'était fait du mal. Je me suis retirée de notre cercle d'ami(e)s parce que je ne voulais pas qu'il soit stigmatisé comme homme violent. Être violent ou violenté, ça s'appelle avoir un problème ; c' est pas une identité.

    Mais on aurait dit que la signification de chaque geste d'attention que j'avais pour mon ancien chum se trouvait pervertit. Chaque geste de conciliation servait de preuve que je n'avais pas peur, donc que j'avais exagéré ou menti. Et bien non, c'est un réflexe plutôt humain que d'essayer d'apprivoiser ce qui nous fait peur, de se le concilier, de tenter de faire ami-ami. Et quand on en peut plus d'avoir peur ou bien on fait face ou on s'enfuit. Et la meilleure solution n'est pas toujours de faire face. Des fois, il est préférable de prendre la sortie.

    Pour sûr qu'aujourd'hui, mon chum n'arrive toujours pas à croire que j'aie eu si peur. Il est resté sur l'illusion qu'il avait le contrôle. Même après avoir menacé de me tuer et de se suicider ensuite avec un couteau. Mais dans ce genre de situation, on ne peut jamais garantir que l'on ne perdra jamais le contrôle.

    Moi depuis, j'ai fait plusieurs thérapies. Pas lui. C'est sûr qu'il y a beaucoup plus de ressources pour les femmes en difficultés que pour les hommes violents. Mais pour une raison ou une autre, j'ai l'impression que ça ne se bouscule pour aller en thérapie du côté des hommes violents. Comme je l'ai mentionné plus haut, c'est émotionnellement plus facile d'admettre qu'on est une victime que de se voir comme un bourreau. Je le sais, j'ai toujours trouvé insupportable de sentir que j'étais le bourreau de quelqu'un et là aussi, pour soi-même comme pour l'autre le salut est dans la fuite.

    Oui, je le sais. Va donc savoir ce qui s'est réellement passé. Pis en écrivant tout ça, c'est probablement moi que je suis en train d'essayer de réparer.

    Mais  j'aurais tellement envie de lui dire:

    Je trouve ça difficile mais je voudrais quand même pouvoir rester ton ami. Sioux-plaît ! Va te faire soigner

     

    December 16

    Par où continuer ?

    Éh merde ! Moi, qui étais sûre d'avoir fait la trouvaille du siècle pour le titre de ma page ! Un petit tour sur MSN m'a ramené sur terre et dégonflé mon ego d'auteur-compositeur hypertrophié ( L'ego ! Pas l'auteur-compositeur . Faut quand même pas charrier !)

    Pourtant je suis bien placée pour savoir qu'on n'invente pas grand choses surtout avec ce genre de trouvaille facile.

    De toutes façons, le terme jeune fille ne m'irait pas particulièrement bien. Après tout, ayant passé tous les hivers de ma vie au Québec, je crois qu'on peut raisonnablement dire que j'ai vu neiger. D'ailleurs au moment même où j'écris ces lignes...

    Ami(e) lectrice, lecteur,

    Moi, Anne-Marie Gélinas, auteur-composiiteur, saine de corps pour le moment et pas toujours d'esprit, je m'engage à partager avec toi mes souvenirs, ce qui me rend perplexe et mes réflexions actuelles.

    J'inclus dans cette première livraison, une pièce de musique enregistrée live. Paroles AMG et Musique AMG et Lusse Cloutier. Les musiciens sont Jacques Rochon au piano, Christophe Papadimitriou à la contrebasse et Guillaume Deschesnes à la guitare. Il y a donc quelques erreurs dans l'interprétation et l'enregistrement n'est pas parfait mais cette pièce a le mérite d'être inédite.

    Comme toutes les chansons, celle-ci a une histoire. Mais on peut dire en gros que c'est une chanson sur le sentiment d'impuissance que l'on ressent face à une personne mourante ou en train de se détruire et des deals qu'on serait prêts à passer pour la sauver.

    La pietà est un thème religieux au même titre que la nativité ou la crucifixion. Michel-Ange en a sculpté une célèbre, Tu sais la vierge qui tient le Christ après qu'on l'ait descendu de la croix. Je crois qu'on l'appelle aussi "La vierge de pitié'.

    Ceci étant écrit, c'est pas spécialement plaisant pour une séparatiste d'être obligée d'e s'inscrite obligatoirement comme résident du Canada afin de pouvoir s'inscrire sur MSN space.

    Sur ce point, je suis comme l'ex-premier ministre du Canada Jean Chrétien. J'aime bien le terme séparatiste et je suis d'accord sur la question de la clarté référendaire. Ça a le mérite de prévenir d'éventuels contestations juridiques advenant qu'un jour mes compatriotes se décident à dire : "Oui, je le veux". Faut dire qu'on a peut-être pas, l'habitude. Après tout, on ne nous a pas posé la question lorsque certains ont décrété notre mariage avec le Canada.

    Moi aussi, le terme souverainiste me débecte. C"est bien à l'image du parti Québécois de se diluer en eau de vaisselle avant de finir en eau de boudin à force d'avoir peur d'avoir l'air trop radical. Si je le pouvais, non seulement je me réclamerais du séparatisme mais je me décrèterais divorciste. Et que le Canada s'estime chanceux si on ne lui réclame pas de pension alimentaire.

    Éh oui, je suis pour l'éradication de la pauvreté mais je veux bien être pendue si je suis prête à attendre après le reste du Canada pour la faire.

    Éh oui, je suis plutôt anarchiste (pas apolitique, pas individualite, pas nihiliste) mais si, comme le prévoyait Léo Ferré, il faut attendre dix mille ans pour accéder à une société sans état, je préfère en attendant choisir celui dans lequel je veux vivre. Et j'ai vraiment de la difficulté à comprendre certains camarades anarchistes qui préfèrent vivre sous deux palliers de gouvernement plutôt que sous un seul au nom d'un purisme quelque peu confus auquel ils ne tiennent déjà plus lorsqu'il s'agit de de définir l'anarchisme puisque c'est alors qu'ils réclament à corps et à cris leur droit d'être anarchiste à leur façon.

    Bon, d'accord pour une société sans état à condition qu'un seul d'entre vous (les soi-disant anarchistes) m'explique comment concrètement on va s'y prendre pour y arriver avant dix mille ans.

    D'accord, les changements sont en marche mais je vous le demande, par où continuer ?